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Lukas Zpira ,le «body hacktiviste» en quête de transfiguration


Lukas Zpira démarre sa carrière artistique en 1992. Peinture, sculptures, installations, écriture et photo. C’est en 1993 qu'il prendra le nom de Lukas Zpira, en fait une anagramme inspirée des jeux surréalistes. Cette année là il réalise un petit recueil de ses textes illustré d'images de son travail. "Onanisme manu militari". En 1995, il se tourne vers le body art en tant que scarificateur au studio WEIRD FAKTORY à Avignon.



Utilisant son corps comme nouveau médium, il le transforme et l'utilise comme élément de performance. Il démarre une carrière au niveau international, contemporain de Steve Haworth.

Le fruit de ses nombreuses collaborations artistiques et l’écriture du manifeste "body hacktivisme" donneront naissance à un livre, sorti à 3000 exemplaires sous le titre d'"onanisme manu militari II “aux éditions «Hors Editions».



L’ensemble de ses rencontres lui seront d'une grande inspiration et l’aideront dans le développement des ses activités, notamment le photographe GNOM et HANS NELEMAN, qu'il rencontre a New York en 2002 et qu'il aide sur un projet de livre, "body transformed", celle de SATOMI et du clan HIDDEN SHADOWS ainsi que du soutien de LAURENT COURAU, fondateur de "laspirale.org", un des meilleurs sites internet consacré aux contres cultures.



Créé a l’aube de 2004 au pays du soleil levant par Lukas Zpira, sous l’impulsion de Riyochi Maeda, le terme « body hactivist » est né de la nécessité de définir une mouvance d’artistes, de chercheurs et de penseurs travaillant autour des mutations utilisant les modifications corporelles comme medium, qui, par opposition aux modernes primitifs travaillant sur des bases d’anthropologie tribale, pratiquent, théorisent et/ou inventent des modifications corporelles avant-gardistes prospectives, influencées par la culture manga, la bande dessinée, les films et la littérature de science fiction et rendues possibles par une curiosité sans cesse en éveil de l’évolution des découvertes techno-médicales. Ces pratiques par essence expérimentales, sont définies comme «Body Hacking», terme exprimant la volonté de ces artistes, chercheurs et/ou penseurs a dépasser les frontières biologiques.


Les termes «body hacktivist» et «body hacktivism» sous entendent la nécessite d’action, de prise en mains de nos destinées par la volonté perpétuelle de se réinventer. Le «body hacktivism», n’inclus pas la nécessite d’être modifié. Toutes les personnes modifiées ne peuvent être considérées comme des «body hacktivistes». Le «body hactivisme» doit être avant tout perçu comme une philosophie, un état d’esprit.



La quête de Lukas est celle de la transfiguration de soi par des épreuves physiques le poussant à faire l’expérience des limites. Les suspensions en représentent une dimension forte, elles consistent à être soutenu dans l’espace par des crochets fichés à même la chair. Démarche empruntée au chamanisme des sociétés traditionnelles dans un tout autre contexte et avec une signification radicalement différente. Les douleurs de la suspension sont décrites par Lukas comme un « appel de vie », un « anti-suicide », une manière de dire combien celle-ci est un levier pour se reconstruire et se confirmer le prix de chaque instant qui passe. Une longue préparation mentale précède l’épreuve, un jeûne de trois jours pendant lequel il fait le vide dans son esprit. La douleur est surtout en amont de l’expérience quand les chairs commencent à s’étirer, ensuite il entre dans la douleur et elle devient matière de quête personnelle.



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